EUROPE – COM : Révision du projet de liste de co-formulants interdits dans les PPP

Suite à la consultation publique du 16 janvier 2020 sur le projet de règlement établissant la liste des co-formulants qui ne peuvent pas être utilisés dans les produits phytopharmaceutiques ou les adjuvants (Annexe III du Règlement (CE) N° 1107/2009), de nouvelles versions du projet de Règlement et de son annexe ont été publiées en prévision du SCoPAFF (Comité permanent des végétaux, des animaux, des denrées alimentaires et des aliments pour animaux) des 18 et 19 mai 2020.

La seule modification majeure dans le projet de Règlement concerne le point (14) dans lequel la limite acceptable en co-formulants non-autorisés dans les PPPs et adjuvants a été augmentée de 0.01 % à 0.1 % (m/m).

Dans la nouvelle version de l’annexe, les principales modifications sont :

  • Regroupement des nonylphénols et ajout de l’isononylphénol (CAS N° 11066-49-2);
  • Regroupement des nonylphénols, éthoxylés et ajustements dans les numéros CAS et CE;
  • Ajout du groupe des octylphénols comportant 34 composés;
  • Regroupement des octylphénols, éthoxylés;
  • Retrait de divers composés minéraux : kaolin (silicate d’aluminium), sable de quartz, terre de diatomée (kieselguhr, dioxyde de silicium), cristobalite (SiO2), trydimite (SiO2) et attapulgite (palaygorskite).

Le tableau ci-dessous détaille les modifications constatées en comparaison de la version de Janvier 2020 :

Version précédente du projet d’annexe (Janvier 2020)

Nouvelle version du projet d’annexe (Mai 2020)
Note de bas de page 1 : 0.01 % (m/m) Remplacé par 0.1 % (m/m)
Ligne 4. : N° CE 203-458-1 [2-ethoxyethanol] Remplacé par N° CE 203-804-1 (Ligne 3.)
Ligne 24. : Aluminium silicate (Kaolin) Retrait du co-formulant
Ligne 25. : N° CE 500-153-8 [POE-tallowamine] N° CE supprimé (Ligne 11.)
Ligne 26. : N° CE 614-378-5 [POEP-tallowamine] N° CE supprimé (Ligne 12.)
Lignes 27 à 32 : Colonne 2 “Name” Fusion de 6 lignes en “Asbestos fibres” (Lignes 13 à 18)
Ligne 27. : N° CE 616-471-6 [Actinolite asbestos] N° CE supprimé (Ligne 13.)
Ligne 28. : N° CE 601-801-3 [Amiosite asbestos] N° CE supprimé (Ligne 14.)
Ligne 30. : N° CAS 132207-32-0- [Chrysotile asbestos] N° CAS supprimé (Ligne 16.)
Ligne 33. : Attapulgite (Palaygorskite) Retrait du co-formulant
Ligne 35. : Carcinogenic cat.1B [benzo[def]chrysene] Remplacé par Carcinogenic cat.1B / Mutagenic cat.1B / Toxic to reproduction cat.1B (Ligne 20.)
Ligne 36. : N° CAS 10043-35-3 et N° CE 233-139-2 [Boric acid] Remplacé par N° CAS 10043-35-3; 11113-50-1 et N° CE 233-139-2; 234-343-4 (Ligne 22.)
Ligne 39. : Cristobalite (SiO₂) Retrait du co-formulant
Ligne 54. : Carcinogenic cat.1B [Ethylene oxide] Remplacé par Carcinogenic cat.1B / Mutagenic cat.1B (Ligne 41.)
Ligne 68. : Reproductive toxicity cat.1B / Carcinogenic cat.2 [Nitrobenzene] Replacé par Toxic to reproduction cat.1B (Ligne 54.)
Ligne 82. : N° CAS 7311-27-5 [Orthoboric acid, sodium salt] Remplacé par N° CAS 13840-56-7 (Ligne 28.)
Ligne 86. : Quartz sand Retrait du co-formulant
Ligne 87. : Silicium dioxide (Kieselguhr) Retrait du co-formulant
Ligne 90. : Trydimite (SiO₂) Retrait du co-formulant
Lignes 71 à 80 : Colonne 2 “Name”

Fusion de 10 lignes en “Nonyl-phenols: Substances with a linear and/or branched alkyl chain with a carbon number of 9 covalently bound in any position to phenol, covering also substances, which include any of the individual isomers or a combination thereof.” (Lignes 56 à 60 et 62 à 66) + ajout Ligne 61. : Isononylphenol

Lignes 11 à 20, Ligne 23, Ligne 70 : Colonne 2 “Name”

Fusion de 12 lignes en “Nonyl-phenols, ethoxylated: Substances with a linear and/or branched alkyl chain with a carbon number of 9 covalently bound in any position to phenol, ethoxylated, covering also substances, which include any of the individual isomers or a combination thereof.” (Lignes 67, 70 à 72 et 74 à 81) + ajout Ligne 68. : 4-Nonylphenol, branched, 1-2.5 moles ethoxylated, Ligne 69. : 4-Nonylphenol, 1 – 2.5 moles ethoxylated et Ligne 73. : Ethanol,2-[2-[2-[2-(4-Nonylphenoxy) ethoxy] ethoxy] ethoxy]

Lignes 21 et 81 : Colonne 2 “Name”

Fusion de 2 lignes en “Octyl-phenols, ethoxylated: Substances with a linear and/or branched alkyl chain with a carbon number of 8 covalently bound in any position to phenol, ethoxylated, covering also substances, which include any of the individual isomers or a combination thereof.” (Lignes 116 et 117)

/

Ajout de 34 lignes dans la famille “Octyl-phenols: Substances with a linear and/or branched alkyl chain with a carbon number of 8 covalently bound in any position to phenol, covering also substances, which include any of the individual isomers or a combination thereof.” (Lignes 82 à 115)

A télécharger :

Projet de Règlement modifiant l’Annexe III du Règlement (CE) 1107/2009 et son Annexe (en anglais)

 

Nos articles précédents :

EUROPE – COM / Consultation publique : Projet de liste de co-formulants interdits dans les PPP

EUROPE-COM : projet de liste de co-formulants interdits dans les PPP

 

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France : Glyphosate – Équipes retenues pour conduire les études complémentaires

Suite aux controverses sur le classement cancérogène du glyphosate, l’Anses a lancé en août 2019 un appel d’offre pour la conduite de plusieurs études complémentaires in vitro et in vivo.

Après examen des différentes propositions et analyse des liens d’intérêt, l’Anses annonce la sélection des équipes du consortium coordonné par l’Institut Pasteur de Lille et du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC).

Ces équipes de recherche bénéficieront d’un financement global de 1,2 million d’euros dans le cadre du plan Ecophyto II+.

L’ensemble de ces travaux vise à établir l’expertise scientifique la plus complète possible sur le potentiel cancérogène du glyphosate. Les résultats des études seront pris en compte dans le cadre de la prochaine réévaluation du glyphosate par l’Union européenne.

 

A télécharger :

Communiqué de presse du 30 avril 2020

Liste des équipes sélectionnées

AVIS et RAPPORT de l’Anses relatif à un cahier des charges d’une étude sur le potentiel cancérogène du glyphosate

 

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EUROPE – EFSA : publication des premiers rapports sur les risques cumulés liés aux pesticides dans l’alimentation

Après une période de consultation publique de deux mois, l’EFSA a publié les rapports finaux des évaluations de risque relatives aux risques pour l’homme associés aux résidus de pesticides multiples dans les aliments. L’un est relatif aux effets chroniques sur le système thyroïdien et l’autre porte sur les effets aigus sur le système nerveux.

La conclusion générale pour les deux évaluations indique que le risque pour le consommateur associé à une exposition cumulée par l’intermédiaire de l’alimentation est, avec des degrés variables de certitude, inférieur au seuil qui requiert une action réglementaire et ce, pour tous les groupes de population couverts.

Des évaluations couvrant les effets des pesticides sur d’autres organes et d’autres fonctions du corps suivront dans les années à venir. L’EFSA définit actuellement un plan de mise en œuvre complet de ces travaux avec la Commission européenne.

 

A télécharger :

Cumulative dietary risk characterisation of pesticides that have chronic effects on the thyroid

Outcome of the public consultation on draft scientific report on the cumulative dietary risk characterisation of pesticides that have chronic effects on the thyroid

Cumulative dietary risk characterisation of pesticides that have acute effects on the nervous system

Outcome of the public consultation on the draft scientific report on the cumulative dietary risk characterisation of pesticides that have acute effects on the nervous system

Cumulative risk assessment of pesticides: FAQ

 

Notre article précédent :

FRANCE : Consultation publique : évaluation des risques cumulés (ERC) des pesticides

 

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FRANCE : L’utilisation du cuivre en agriculture

Le Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation a publié sur son site internet un article lié à l’utilisation du cuivre en agriculture sous forme de questions/réponses. Cela fait suite au renouvellement d’approbation de la substance active “composés du cuivre” depuis le 1er janvier 2019 pour une durée de 7 ans.

Les principaux points à retenir sont:

  • La limitation de la quantité totale de cuivre à 28 kg/ha sur 7 ans, permettant ainsi une fluctuation interannuelle (ou “lissage”) autour d’une dose théorique moyenne de 4 kg/ha/an. Cette condition est applicable en agriculture conventionnelle et en agriculture biologique.
  • Les composés du cuivre sont une substance candidate à la substitution. Ainsi, une évaluation comparative devra être menée pour tous les produits faisant l’objet d’une mise sur le marché.
  • Les engrais à base de cuivre ne sont pas concernés par le renouvellement d’approbation, cependant les apports en cuivre doivent être déduits dans le calcul des quantités annuelles appliquées par hectare.

Enfin, l’article rappelle les méthodes alternatives pouvant être utilisées de façon complémentaire afin de diminuer voire supprimer le recours au cuivre.

 

A télécharger :

Questions / réponses : l’utilisation du cuivre en agriculture

Nos articles précédents :

EUROPE : Renouvellement du cuivre pour 7 ans

FRANCE : Feuille de route pour la diminution de l’utilisation du cuivre en agriculture

 

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FRANCE : Nouvelles conditions d’autorisation pour la gamme d’usages “amateur”

L’arrêté visant à renforcer les exigences pour l’autorisation des produits phytopharmaceutiques à usages “amateurs” a été publié le 10 avril 2020. Il abroge l’arrêté du 30 décembre 2010 interdisant l’emploi de certains produits phytopharmaceutiques par des utilisateurs non professionnels et l’arrêté du 30 décembre 2010 relatif aux conditions d’emballage des produits phytopharmaceutiques pouvant être employés par des utilisateurs non professionnels.

Ce renforcement s’inscrit dans le contexte de la loi “LABBÉ” (loi n°2014-110 du 6 février 2014). Afin de réduire les risques liés à l’utilisation des pesticides par le grand public, la loi a interdit depuis le 1er janvier 2019 la vente, la délivrance, l’utilisation et la détention des produits phytopharmaceutiques pour un usage non professionnel à l’exception :

  • des produits de biocontrôle figurant sur la liste établie par le Ministère chargé de l’agriculture (articles L.253-5 et L.253-7 du Code Rural),
  • des produits à faible risque conformément au règlement (CE) n°1107/2009 (art. 47) et
  • des produits dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique (Règlement (CE) n° 889/2008),
    dès lors que leur autorisation de mise sur le marché (AMM) comporte la mention emploi autorisé dans les jardins (EAJ).

Nouveaux critères s’opposant à la délivrance d’AMM pour la gamme “amateur”

L’arrêté ajoute de nouvelles mentions de danger pour les produits et pour les substances actives qu’ils contiennent aux critères actuels s’opposant à la délivrance d’une autorisation de mise sur le marché pour la gamme “ amateur ”.

En particulier, les produits contenant une substance active considérée comme étant un perturbateur endocrinien ou un polluant organique persistant ne peuvent être autorisés dans la gamme d’usages “amateur ”.

L’arrêté exclut également les produits se présentant sous forme de :

  • poudre pour poudrage (DP),
  • poudre mouillable (WP), à l’exception des conditionnements unidoses ou de tout autre système de dosage excluant le contact de l’utilisateur avec le produit.

L’arrêté précise certaines exigences en matière d’étiquetage et d’emballage afin d’assurer des conditions d’expositions minimales pour l’utilisateur amateur.

Conséquences des nouvelles dispositions sur les AMM

Suite à l’entrée en vigueur de ce nouvel arrêté le 11 avril 2020, l’ANSES a publié une note présentant les conséquences sur les AMM en vigueur, les demandes en cours d’instruction et celles déposées après le 11 avril 2020.

  • AMM en vigueur 

L’AMM des produits faisant l’objet d’une restriction d’usage depuis le 1er janvier 2019 sera retirée dans un délai de 6 mois à compter du 11 avril 2020. Des délais de grâce de 6 mois pour la vente et la distribution à des professionnels et de 12 mois supplémentaires pour le stockage et l’utilisation par des professionnels seront accordés.

Pour les autres produits autorisés non soumis à restriction, l’ANSES vérifiera leur conformité aux nouvelles exigences de l’arrêté lors de la réévaluation de l’autorisation des produits.

  • Dossiers en cours d’instruction par l’Anses

Les dossiers liés à des produits faisant l’objet d’une restriction d’usage depuis le 1er janvier 2019 seront clos sans décision explicite spécifique, sauf dans le cas d’une demande zonale ou interzonale dans laquelle la France joue le rôle d’EMRz (zRMS). Dans ce cas-là, un rapport d’évaluation sera mis à disposition des EMc (cMS).

Pour les autres demandes, elles seront examinées au regard des nouveaux critères de l’arrêté.

  • Nouvelles demandes d’AMM pour la gamme d’usages “amateur”

Une nouvelle version du Cerfa de demande 15722 sera bientôt disponible et permettra d’identifier le type de produit (liste de biocontrôle, faible risque et/ou utilisable en agriculture biologique).

Les modalités d’inscription des produits de biocontrôle sur la liste du Ministère chargé de l’agriculture (articles L.253-5 et L.253-7 du Code Rural) restent inchangées.

La mention de “produit à faible risque” sera délivrée par l’Anses à l’issue de son évaluation sur la base d’une conformité aux critères de l’article 47 du Règlement (CE) n°1107/2009. La mention figurera sur la décision d’AMM et sera reprise sur E-Phy au travers d’un nouveau pictogramme.

Une nouvelle mention “utilisable en agriculture biologique” est définie pour la gamme amateur. Le pictogramme “UAB” est remplacé par le pictogramme “PBA” (production biologique amateurs). La conformité des produits à usage amateur aux exigences du Règlement (CE) n°889/2008 de la production biologique ne sera pas examinée par l’INAO mais par l’ANSES.

 

A télécharger :

Arrêté du 6 avril 2020 relatif aux conditions d’autorisation d’un produit phytopharmaceutique pour la gamme d’usages « amateur » 

ANSES – Note relative aux produits de la gamme d’usage amateur (avril 2020)

 

Nos articles précédents :

FRANCE – Consultation publique : Projet d’arrêté relatif à l’autorisation des PPP en gamme “amateur”

FRANCE : Interdiction de certains produits phytopharmaceutiques à usage amateur

 

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FRANCE – ANSES : Substances phytopharmaceutiques préoccupantes

Dans le cadre du plan gouvernemental pour une agriculture moins dépendante aux pesticides, une mission d’inspection CGAAER-CGEDD-IGAS avait établi en 2017 une liste des substances actives jugées préoccupantes parmi les plus fréquemment détectées ou mentionnées dans les rapports de surveillance.

L’ANSES saisie le 10 juillet 2018 pour la réalisation de l’expertise relative aux substances de cette liste vient de publier son avis.

En partant des conclusions de la mission et en tenant compte de l’interdiction de certaines substances et du retrait de certains produits intervenus depuis lors, l’agence a mis à jour la liste des substances actives devant faire l’objet d’une attention particulière.

Ainsi, l’ANSES préconise de ne pas renouveler l’approbation du mancozèbe, considéré comme toxique pour la reproduction, de catégorie 1B par l’ECHA, et du thiophanate-méthyl, classé mutagène de catégorie 2.

De plus, sans attendre que l’approbation européenne des substances actives soit réexaminée, l’ANSES engage, sur la période 2020-2021, une nouvelle évaluation des risques pour les produits autorisés contenant :

– des substances venant d’être classées cancérigènes ou reprotoxiques de catégorie 1B par l’ECHA : 8-hydroxyquinoline, ipconazole, flurochloridone, spirodiclofène, halosulfuron-méthyl ;

– la substance active prosulfocarbe, pour laquelle des contaminations de cultures non ciblées situées à proximité de zones traitées ont conduit à modifier les conditions d’utilisation, et imposent la réévaluation des risques pour les personnes présentes et les résidents.

Enfin, l’ANSES lance l’évaluation des effets perturbateurs endocriniens du prochloraz sans attendre qu’un dossier de renouvellement d’approbation soit éventuellement soumis.

 

A télécharger :

AVIS de l’Anses relatif aux substances phytopharmaceutiques qualifiées de préoccupantes dans le rapport CGAAER-CGEDD-IGAS sur l’utilisation des produits phytopharmaceutiques

 

Nos articles précédents :

FRANCE : Plan d’action sur les produits phytopharmaceutiques

 

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FRANCE – ANSES : Impacts de l’Ordonnance 2020-306 sur les délais de grâce

L’Ordonnance 2020-306 du 25 mars 2020 publiée au JO dans le cadre de la période d’urgence sanitaire liée à la propagation du Covid-19 a pour objet de proroger les délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et d’adapter les procédures administratives pendant cette même période.

Les dispositions de cette ordonnance impacte directement les modalités de retrait des produits phytopharmaceutiques, MFSC ou adjuvants lorsque les délais de grâce octroyés  ont expiré ou expirent entre le 12 mars 2020 et l’expiration d’un délai d’un mois à compter de la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire déclaré (actuellement fixée au 24 mai 2020) soit à ce jour le 24 juin 2020.

Dans ce cadre, l’ANSES a publié une note présentant les conséquences des dispositions de cette ordonnance qui ne peut s’appliquer que dans la limite des délais prévus au niveau européen.

Ainsi, les délais de grâce sont prorogés de 3 mois (article 3) après la date de cessation de l’état d’urgence sanitaire, soit à ce jour jusqu’au 24 août 2020, dans la limite de 6 mois pour la vente et la distribution, et de 12 mois supplémentaires pour le stockage et l’utilisation des stocks existants, sauf si : 

– un règlement d’exécution européen de non renouvellement de l’approbation prévoit des délais plus restreints ; 

– les délais de grâce ont été volontairement limités pour des raisons de protection de la santé humaine et animale ou de l’environnement.

Les cas des produits concernés sont listés à la fin de la Note.

 

A télécharger : 

Ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période

ANSES – 14.04.2020 – Note à l’attention des titulaires d’autorisations de mise sur le marché et de permis concernant l’impact de l’ordonnance n°2020-306 du 25 mars 2020 sur les modalités de retraits des produits, en ce qui concerne les délais de grâce

 

Pour mieux comprendre : 

Circulaire du 26 mars 2020 – Circulaire de présentation des dispositions du titre I de l’ordonnance n° 2020- 306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d’urgence sanitaire et à l’adaptation des procédures pendant cette même période

 

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EUROPE – EFSA : Problèmes récurrents en toxicologie des mammifères

Au cours de l’examen des substances actives phytopharmaceutiques par les pairs de l’EFSA en vertu du règlement (CE) N° 1107/2009, plusieurs aspects dans le domaine de la toxicologie des mammifères ont été identifiés par l’EFSA comme nécessitant une discussion avec des experts des autorités nationales afin d’améliorer l’harmonisation de l’évaluation des risques de substances d’actives.

Une nouvelle session de discussion a été organisée lors du Pesticide Peer Review Meeting du 17 d’octobre 2019. Les thèmes suivants ont été abordés :

  • Retour d’expérience concernant l’utilisation du document guide EFSA/ECHA (2018) pour l’identification des perturbateurs endocriniens (PE) – orientations futures pour une mise à jour du document,
  • Possibilité d’appliquer aux produits phytopharmaceutiques le nouveau document guide ECHA sur les impuretés dans les produits biocides,
  • Clarifications concernant l’évaluation des isomères (EFSA guidance 2019),
  • Limites et recommandations concernant le système actuel d’évaluation de la génotoxicité des métabolites pertinents présents dans les eaux souterraines,
  • Évaluation de la génotoxicité dans le cas de mélanges de substances chimiques,
  • Utilisation de méthodes in silico pour prédire des points finaux pour la génotoxicité,
  • Évaluation toxicologique des métabolites présents comme résidus dans les denrées alimentaires (EFSA guidance 2016),
  • Possibilité d’utiliser une dose repère (Benchmark Dose, BMD) lorsqu’une DSENO (NOAEL) ne peut pas être déterminée dans les études toxicologiques,
  • Sélection de la dose maximale dans les études toxicologiques (chroniques).

L’EFSA a également présenté les dernières avancées sur les projets en cours suivants :

  • Utilisation des études in vitro de métabolisme comparatif interespèces,
  • Mise à jour des notes d’orientation de l’OCDE concernant l’absorption dermique (ENV/JM/MONO(2011)36),
  • Développement de cas d’étude pour des approches intégrées de test et d’évaluation (integrated approaches to testing and assessment, IATA) appliquées à la neurotoxicité développementale,
  • Développement de parcours de résultats néfastes (adverse outcome pathways, AOP) pour l’évaluation des PE.

D’autres problématiques, (comme l’utilisation des données historiques pour les contrôles dans les études toxicologiques) ont été soulevées par des experts et feront l’objet de considérations futures.

 

A télécharger (en anglais) :

EFSA Technical Report – Outcome of the pesticides peer review meeting on general recurring issues in mammalian toxicology – 26 March 2020

 

Nos articles précédents :

EUROPE – EFSA : Problèmes récurrents en toxicologie des mammifères (2018)

EUROPE – EFSA : Problèmes récurrents en toxicologie des mammifères (2016)

 

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FRANCE – ANSES : Covid-19 – Nouvelles modalités temporaires de réception des dossiers

Au regard de la situation actuelle liée au Covid-19, l’ANSES a adapté son organisation pour permettre aux détenteurs d’AMM et de permis de commerce parallèle (produits phytopharmaceutiques, MFSC, adjuvants) de déposer des demandes de façon dématérialisée et sécurisée.

Ainsi 4 modalités de dépôt temporaires sont possibles :

  • Dépôt du dossier sur une plateforme au choix de mise à disposition sécurisée

→ Envoyer un email d’information à damm.uia@anses.fr, ayant pour objet: “MISE A DISPOSITION D’UNE DEMANDE – NOM PRODUIT – Code demande XXXX”. Les informations nécessaires au téléchargement ainsi que la durée de disponibilité des fichiers devront êtres précisées.

  • Dépôt du dossier sur la plateforme sécurisée de l’ANSES “Mes Echanges”

→ Envoyer un email à damm.uia@anses.fr, ayant pour objet: “DEMANDE D’OUVERTURE D’UN DOSSIER SUR MES ECHANGES – NOM PRODUIT – Code demande XXXX”. Les modalités de dépôt, avec un lien et un mot de passe seront transmises en retour par l’ANSES.

  • Envoi par email de “petits” dossiers

→ Envoyer par email le dossier à damm.uia@anses.fr, avec pour objet: “DEPOT D’UN DOSSIER – NOM PRODUIT – Code demande XXXX”. Le dossier doit être envoyé en un seul message avec l’ensemble des pièces requises.

  • Envoi par courrier

→ Le courrier est relevé deux fois par semaine par l’ANSES. Les dossiers reçus continuent à être  enregistrés et instruits par l’UIA.

 

ATTENTION – Pour les 3 premières modalités, les dossiers devront également être transmis sur CD/DVD dès la fin du confinement. La demande sera accompagnée d’une attestation d’identité entre les éléments envoyés par voie dématérialisée et ceux présents sur le CD/DVD. Cette attestation devra également préciser l’expéditeur (adresse email), et la date et l’heure de l’email de mise à disposition du dossier.

 

A télécharger :

Demandes relatives aux produits phytopharmaceutiques, aux matières fertilisantes et supports de culture, et aux adjuvants – Covid-19 : de nouvelles modalités de réception des dossiers.

 

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FRANCE : Note nationale 2020 pour la gestion durable de la résistance aux fongicides contre la sclérotiniose du colza

La note nationale sur la gestion durable de la résistance aux fongicides contre la sclérotiniose du colza est parue :

Cette note, co-rédigée par des experts de l’Anses, l’INRAE et Terres Inovia, dresse l’état des lieux de la résistance du sclérotinia vis-à-vis des principales familles chimiques de fongicides actuellement autorisées (SDHI, IDM et Qol) et formule des recommandations de gestion durable pour limiter les risques d’évolution de résistance et maintenir une efficacité des solutions disponibles.

 

Nos articles précédents :

FRANCE : Notes nationales 2020 pour la gestion durable de la résistance aux fongicides

FRANCE : Notes nationales 2019 pour la gestion durable de la résistance aux fongicides

 

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